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Déroger à ma promesse sans me trahir, ou comment décembre sera festif malgré un horaire chargé

  • Photo du rédacteur: mariepiergagne60
    mariepiergagne60
  • 3 déc. 2025
  • 5 min de lecture
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En décembre 2025, je vais travailler 7 jours sur 7


Il y a deux ans, dans ma quête d’équilibre comme travailleuse autonome, je m’étais fait une promesse claire : ne plus travailler 7 jours sur 7 et toujours garder au moins deux jours de congé collés. Pas facile quand on surf sur les offres de contrat que l'on reçoit parfois à la dernière minute, mais cette nouvelle balise devenait comme un ancrage dans ma semaine, un garde-fou pour ma santé mentale et un rappel que mon identité ne se résume pas à mon entreprise.


Et puis novembre 2025 est arrivé.


Une belle opportunité s’est présentée. Du genre que je ne pouvais pas balayer du revers de la main. Du genre qui fait sens pour mon entreprise, pour mes finances, pour mes projets futurs. Du genre qui donne envie de dire oui… même si ça vient bousculer les belles résolutions d’équilibre.


Résultat : en décembre, je vais travailler tous les jours.

Pas des journées complètes, on s’entend, mais mes seuls jours de congé, jusqu’au 1ᵉʳ janvier, seront les 24, 25 et 27 décembre.


Dit comme ça, on dirait presque une rechute dans mes vieux patterns. Mais justement, c’est là que je veux amener la nuance : j’ai choisi de déroger à ma promesse, mais je ne me suis pas trahie.


Pourquoi j’ai choisi de dire oui

Je pourrais te dire que c’est juste pour l’argent, mais ce serait réducteur.

Oui, il y a la dimension financière – on ne va pas se mentir, comme travailleuse autonome, certaines opportunités peuvent faire une vraie différence dans un budget. Surtout en fin d’année, quand on pense aux mois plus calmes qui suivront, aux projets à financer, aux marges de manœuvre à créer et à une année passée avec un bébé à la maison, sans trop travailler.


Mais au-delà de ça, il y a autre chose :

  • ce mandat (ou cette opportunité) est aligné avec ce que je veux construire ;

  • il est en concordance avec mes besoins du moment ;

  • il s’inscrit dans une vision plus large de mon travail pour 2026.


Je n’ai pas dit oui par réflexe, par peur de manquer quelque chose, ou par incapacité à mettre mes limites. J’ai dit oui en pleine conscience, en me posant des questions comme :

  • Est-ce que ce projet m’épuise à l’idée d’y penser, ou m’enthousiasme?

  • Est-ce que ce “oui” me rapproche de ce que je veux vraiment, ou m’en éloigne?

  • Est-ce que je peux adapter le reste de mon mois pour que ce soit viable?

Ce n’est donc pas un retour aveugle dans le 7/7 du passé. C’est un choix exceptionnel dans un cadre que je veux durablement plus doux.


Quand déroger n’est pas renoncer

Je réalise qu'au début de mes nouvelles résolutions sur l'équilibre, j'avais une vision très binaire de la chose:

  • soit je les respecte,

  • soit je retombe dans mes travers.

C'était assez normal, puisqu'il est très facile de retomber dans d'anciennes habitudes lorsque les nouvelles de sont pas suffisamment ancrées. Cependant, avec le temps, j'ai réussi à créer une réalité plus nuancée. Maintenant, prendre soin de ma santé mentale, ce n’est plus vivre dans une rigidité absolue où rien ne bouge jamais. C’est être capable de m'écarter de la ligne tracée avec conscience, sur une période limitée et d'ajuster le reste pour me protéger.


Ce mois de décembre n’est pas mon nouveau standard. C’est une parenthèse, avec un début et une fin. Je ne jette pas à la poubelle ma décision de prendre deux jours de congé collés. Je la suspends, temporairement, pour répondre à quelque chose qui, en ce moment précis, est bon pour moi.

Et c’est là qu’entre en jeu la deuxième partie de ce texte : comment je compte m’y prendre pour arriver vivante, stable et sereine en 2026.



Comment je vais préserver mon équilibre malgré un mois à sept jours sur sept


Dire oui à cette opportunité ne veut pas dire me perdre dans la surcharge. Ce n’est pas un retour à mes vieux patterns. C’est un choix ponctuel — et pour rester bien, il doit s’accompagner de gestes concrets.

Alors j’ai construit un plan de décembre, un mélange de discipline douce, de rituels qui m’ancrent, et d’attention sincère à ma santé mentale. Voici comment je compte traverser ce mois chargé en arrivant sereine en 2026.


1. Aller dehors chaque jour

Même si c’est pour cinq minutes. Même si je suis fatiguée. L’air froid, la lumière d’hiver, la sensation de bouger dans l’espace… ça remet tout mon système nerveux à zéro. C’est mon antidote à la surcharge.


2. Courir le plus souvent possible (oui, même quand c’est tough)

Ce n'est pas facile : la neige, la glace, la poussette, la motivation qui fait un peu défaut… mais courir, c’est ma façon à moi de revenir dans mon corps. Ça m’énergise plus que ça ne m’épuise. Ça me rappelle que ma santé est une priorité.


3. Éviter de me coucher trop tard

Même si je travaille en soirée. Même si j’ai envie de décompresser en scrollant. Je sais que le sommeil est un pilier de ma santé mentale. Décembre exige que je le respecte.


4. Limiter mon temps d’écran

Dans un même ordre d'idée, même si la nouvelle saison de Stranger Things tente activement de saboter mes bonnes intentions, mon cerveau a besoin de repos, pas de stimulation infinie. Et mon sommeil aussi.


5. Me lever tôt pour avoir un vrai moment à moi

Mon journaling, mon café, une respiration, un silence. Avant que mon bébé se réveille et que tout s’enclenche. C’est mon sas, mon sanctuaire, mon ancrage.


6. Manger à des heures régulières

Je travaille souvent sur mes heures de repas. Mais si je saute mes repas, je paye la facture plus tard : anxiété, irritabilité, baisse d’énergie. Alors je fais de la régularité une priorité, même en décembre.


7. M’habiller dès que je me lève

Pour ne pas me laisser engloutir par le pyjama-matinal-qui-ne-finit-plus. Je m’habille pour aller dehors, pour bouger, pour m'activer.


8. Méditer un peu chaque jour

Pas une heure. Pas un grand rituel. Juste quelques minutes. Assez pour me recentrer. Pour décharger un peu. Pour respirer autrement.


9. Garder notre rituel d’une date par semaine avec mon chum

Parce que même quand tout déborde, notre couple demeure l'une de nos priorités. On se choisit, même en décembre. Surtout en décembre.


10. Avoir un moment en famille chaque jour

Grâce à notre calendrier de l’avent bien spécial et dont je ne suis pas peu fière, on crée un petit rituel quotidien. Un moment ensemble, simple, doux, qui fait du bien à tout le monde. Ça m’aide à rester connectée à ce qui compte vraiment.


11. Réserver du temps pour mes projets importants, mais non urgents

Parce que si je ne leur offre aucune place, ils n’avanceront jamais. Et ces projets-là — ceux qui ne crient pas, mais qui comptent — nourrissent ma vision à long terme. J’ai besoin d’eux pour me sentir alignée. Décembre ne les enterrera pas.



Arriver sereine en 2026

Ce mois sera intense. Je ne fais pas semblant du contraire. Mais il ne sera pas chaos, ni sacrifice de moi-même. Il sera encadré, conscient, balancé par une série de gestes qui me gardent vivante et alignée.

Parce que l’équilibre, ce n’est pas ne jamais s’écarter du plan. C’est être capable de réajuster, de s’écouter, de protéger ce qui doit l’être.

Si je réussis à faire ça — à rester en dialogue avec moi-même — alors décembre ne sera pas une rechute. Ce sera un passage. Et j’entrerai en 2026 debout, centrée et entière, prête pour la suite.


 
 
 

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