Comment j'ai réussi à garder un équilibre à travers un mois (trop) chargé
- mariepiergagne60
- 22 janv.
- 4 min de lecture

Pour vous remettre en contexte, j'écrivais dans mon précédent article que j'allais travailler 7 jours sur 7 en décembre dernier, avec un horaire un peu funky. Je mentionnais que j'allais cependant prendre soin de ne pas retomber dans mes anciennes habitudes, que j'avais un " plan de décembre, un mélange de discipline douce, de rituels qui m’ancrent, et d’attention sincère à ma santé mentale". Est-ce que j'ai réussi? Retour sur une fin 2025 remplie jusqu'au bord!
Ce qui a réellement fonctionné
Contre toute attente, ou peut-être justement parce que c’était simple et non négociable, certaines choses ont tenu. Pas parfaitement, pas tous les jours, mais assez souvent pour faire une vraie différence.
Le rituel du calendrier de l’avent a été l’un de ces ancrages. Prendre, chaque jour, un moment en famille pour répondre ensemble à une question du genre "qui sont tes ami.e.s à qui tu peux absolument tout dire" a créé un espace de présence réel, même dans un mois qui filait trop vite. Ce n’était pas long, ni spectaculaire, mais c’était constant. Et surtout, c’était rassembleur.
Courir a aussi fait partie des piliers. Pas toujours avec l’énergie idéale, pas toujours dans des conditions faciles, mais suffisamment souvent pour que le corps puisse évacuer ce que la tête accumulait. Aller dehors, bouger, respirer : des gestes simples qui ont soutenu bien plus que prévu.
Le rituel d’une date par semaine avec mon chum a, lui aussi, tenu. Et dans un mois aussi chargé, ça a été précieux. Pas pour faire “plus”, mais pour se retrouver, se parler autrement que dans la logistique, se rappeler qu’on forme une équipe.
Enfin, manger à des heures relativement régulières a été un point d’équilibre étonnamment important. Même quand les journées débordaient, garder cette structure a aidé à stabiliser l’énergie, l’humeur, et à éviter que tout repose uniquement sur l’adrénaline.
Ce qui a été plus difficile que prévu
Sans surprise, tout n’a pas fonctionné comme prévu. Et certaines intentions, pourtant claires au départ, se sont heurtées à la réalité très concrète du quotidien.
Aller dehors chaque jour s’est rapidement révélé irréaliste, entre la routine d’un bébé et un horaire de travail éclaté.
Même chose pour l’idée de me coucher tôt : quand je revenais de travailler en soirée, le corps était fatigué, mais la tête encore allumée. Et forcément, se lever tôt devenait incompatible. J’ai donc fait un choix conscient : privilégier le sommeil plutôt que de m’imposer un lever matinal qui aurait grugé ce dont j’avais le plus besoin.
La méditation, elle, a complètement sauté. Pas par manque de conviction, mais par manque d’espace mental. Elle est restée une intention sans trouver sa place dans les journées telles qu’elles se déroulaient réellement.
Et il y a aussi eu les projets importants mais non urgents. Ceux que j’avais pourtant nommés comme essentiels. Comme vous avez pu le constater, je n’ai pas écrit un seul article en décembre. Ce n’était pas un oubli, ni un désintérêt, mais un symptôme clair : quand l’énergie est comptée, ce sont souvent les projets porteurs de sens à long terme qui passent en dernier.
Nommer ces limites-là après coup, ce n’est pas constater un échec. C’est reconnaître que prévoir un équilibre ne garantit pas sa pleine réalisation, surtout dans un mois aussi dense.
Ce qui m’a aidée à passer au travers d’un horaire de travail trop chargé
S’il y a une chose que ce mois de décembre m’a rappelée, c’est que l’équilibre ne repose pas uniquement sur des routines personnelles. Il repose aussi, et parfois surtout, sur les gens avec qui on traverse les périodes intenses. Travailler chaque jour avec certaines de mes meilleures amies a fait toute la différence. On formait une vraie équipe. Même dans les moments de fatigue, même quand l’énergie baissait, le plaisir était toujours au rendez-vous. Il y avait du soutien, de la solidarité, de l’humour, et cette sensation très précieuse de ne pas porter la charge seule.
L’ambiance des Fêtes a aussi été un moteur inattendu. J’adore la période de l’Avent, et jouer de la musique de Noël jour après jour avait quelque chose de profondément réconfortant, presque magique. Ça donnait du sens aux longues journées et rappelait pourquoi je fais ce métier.
Le support de mes parents a été, comme toujours, légendaire. Beaucoup de cuisine, beaucoup de gardiennage, une présence rassurante qui a allégé concrètement mon quotidien. Leur aide a été un pilier silencieux, mais essentiel.
Il y a eu aussi un détail très concret, mais déterminant : avoir préparé mes cadeaux de Noël avant le début du rush. Ce petit geste anticipé m’a évité une charge mentale inutile dans un mois déjà bien rempli.
Je me suis aussi répétée, souvent, que ce sprint avait une fin. Que ce mois intense n’était pas une réalité de vie permanente, mais une parenthèse. Se rappeler ça m’a aidée à traverser les journées plus chargées sans glisser dans l’impression d’être coincée ou dépassée.
Et enfin, le plus important de tout, j'ai fait preuve d'un énorme lâcher-prise sur le planning. Accepter que ma routine prenne le bord, que les journées ne ressemblent plus à ce que j’avais imaginé, que la maison soit en bordel, que je ne fasse pas mon jogging aussi souvent que souhaité, ça été salvateur. Moins de résistance, moins de culpabilité, plus d’adaptation.
La Marie-Pier d'avant aurait terminé ce sprint complètement à bout de souffle sans vraiment s'en rendre compte . Cette fois, je suis parvenue à la ligne d'arrivée en un seul morceau, et même énergisé par un superbe mois de décembre. Demander de l'aide, une bonne organisation, un mindset aligné et l'écoute de mon corps ont vraiment été les éléments clé de ce succès :)



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